Le conseil municipal de la Richardais doit demander un débat public

Posted: décembre 3rd, 2008 under Informations via ou vers les élus.

Les événements récents montrent  que les élus d’un conseil  municipal ne sont parfois pas mieux informés que les  citoyens.

Le législateur avait noté ce problème et conformément aux dispositions de la Convention d’Aarhus, la loi du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité intègre un nouveau chapitre intitulé « Participation du public à l’élaboration des projets d’aménagement ou d’équipement ayant une incidence importante sur l’environnement ou l’aménagement du territoire ».

Un organisme a donc été créé pour gérer les débats publics http://www.debatpublic.fr

Mais les conditions de saisines sont très limitées :

La Commission Nationale n’a pas la capacité de s’auto-saisir.

Si le coût du projet routier est supérieur à 150 millions d’euros et inférieur à 300 millions d’euros ou que sa longueur est supérieure à 20km et inférieure à 40km, ce qui est le cas du projet de viaduc envisagé par le conseil général d’Ille et Vilaine, la Commission Nationale peut être saisie par le maître d’ouvrage, la personne publique responsable du projet ou par dix parlementaires; elle peut également être saisie par le conseil régional, le conseil général, les conseils municipaux ou les établissements publics de coopération intercommunale.

La liste des projets en cours est sur le lien ci-dessous http://www.debatpublic.fr/projets_en_cours/historique_saisine.html

Nos voisins de Calais, Angers… ont un projet.

La commission doit être saisie dans des délais très courts deux mois pour que la saisine soit recevable, un référendum au niveau local peut-être organisé.

Les élus de la Richardais ont donc les moyens d’imposer avec l’aide de l’état la mise en place d’une procédure non partisane.

8 commentaires »

  1. Les élus sont nos plus proches représentants. Ils sont accessibles à nos problèmes et nous comptons sur eux pour être le relais de la population.

    Commentaire par Yves S. — 3 décembre 2008 @ 17:52

  2. Dans le pays malouin du 4 décembre le président du conseil général indique que le viaduc reste une hypothèse. Il ne semble pas que les élus des villes concernées aient compris ce projet comme seulement une étude de financement. Un projet que l’on ne réalisera pas si les gens y sont hostiles.

    Il est inquiétant de voir que le conseil général considère que ses équipes techniques n’aient pas le temps d’évaluer les solutions proposées par la population, et qu’il n’ait pas les moyens non plus de payer un cabinet spécialisé pour le faire. En tout état de cause, ces solutions se comptent sur les doigts de la main.

    Il y a ici ce que l’on appelle “un manque de retour d’expérience” du département sur les grands projets, comme cela se pratique dans le choix de projets dont les études préliminaires s’engagent de dix à quinze ans avant leur aboutissement. La structure du débat publique devrait permettre au conseil général de profiter de l’expérience de cet organisme en installant par exemple « un comité de pilotage »

    Par ailleurs, avant de se lancer dans des réalisations, il y a un chiffrage des solutions possibles à faire en avant projet qui a un coût certes mais qui reste très raisonnable par rapport au coût de l’ensemble. Il y a bien l’étude de 2005, mais la manière dont sont écartés les projets autres que le viaduc n’a pas convaincu.

    On ne peut que s’inquiéter d’un éventuel lancement en réalisation, si les procédures habituelles ne sont pas mises en œuvre.

    Commentaire par Gabriel — 4 décembre 2008 @ 20:42

  3. Je suis avec attention le débat sur la construction (très onéreuse) d’un viaduc par dessus ou à côté du barrage, je comprends bien que le fait de construire un viaduc en déport du barrage au niveau du grand virage en provenance de St-Malo sécuriserait la circulation puisque ce virage serait “supprimé” mais n’avantagerais pas les navires qui seraient obligés de prendre la milieu de l’estuaire pour passer sous le milieu du viaduc et manoeuvrer sur la gauche pour rejoindre l’écluse, et vice-versa, pour des navires exclusivement à voile cela ne doit pas être aisé… J’habite d’un côté de la Rance et mes parents de l’autre côté, j’effectue souvent la trajet mais j’ai la chance d’avoir le Pont Chateaubriand, et c’est par là que je passe avec toutefois l’appréhension de prendre le tronçon à deux voies entre Chateauneuf et Plouer-sur-rance, il y a tellement d’accident sur ce tronçon que j’apprenhende toujours mon trajet.
    Pour moi, le mieux serait de doubler le pont Chateaubriand et ce tronçon de route et d’améliorer la signalisation routière pour que les usagers sachent qu’ils peuvent ralier à partir de Plouer-sur-Rance tous les sites touristiques situés en fin d’Ille-et-Vilaine (Saint-Briac – Saint-Lunaire – Lancieux – et la suite surtout avec le nouveau tronçon qui amène directement au rond-point de l’aéroport (belle réalisation), voilà mon avis, en y refléchissant bien, l’hiver le barrage c’est pas un problème il n’y a que l’été pourquoi investir autant d’argent pour si peu de nuissances et modifier encore le paysage, c’est vrai qu’un viaduc comme celui du Havre et celui de Millau sont des ouvrages d’art absolument magnifiques, mais imaginons-les avec le barrage en dessous au niveau visuel je pense que ce ne serait pas “top”. J’habite Miniac-Morvan, mes parents Dinard, mes oncles et tantes Saint-Lunaire et Saint-Briac, par contre j’ai choisit d’habiter côté Saint-Malo parce ce que je travaille à Saint-Malo et pensais que le passage du barrage serait un obstacle en terme de temps pour me rendre à mon travail. Je pense qu’il serait moins onéreux et urgent de doubler le pont Chateaubriand ainsi que son accès, c’est un point extrêmement dangereux. Merci pour votre site et votre écoute. Marie-Claire LELIEVRE

    Commentaire par LELIEVRE — 9 décembre 2008 @ 11:12

  4. Un impératif: Relier l’hypothétique viaduc au projet de protection de l’environnement de l’estuaire par parc régional.
    1° Dans un premier temps amélioration “gratuite” du trafic en divisant les éclusages par 2.
    2°Un peu plus couteux faire une signalisation intelligente,indicative et dissuasive Par journal lumineux comme devant l’hopital de St Malo L’un devant le rond poit de l’aquarium coté St Malo ,l’autre au rond point de l’intermarché coté Dinard (’rappelons que lorsque que l’on aperçoit l’indication actuelle “pont levé” on ne peut plus faire demi tour et choisir un autre trajet!!)
    3°Encore un plus cher mais raisonnable :en compensation pour les plaisanciers Faire aussi une signalistion intelligente au port de Plouer,de St Suliac,et a l’écluse du Chatellier
    4°Dans une deuxiéme tranche il est possible de doubler la capacité de l’écluse (les dimensions ne sont pas au gabarit Freyssinet ,mais ont été imposée par la Marine Nationale a savoir “la taille d’un escorteur démmineur.!)on peut doubler la taille de l’écluse en déplacant simplement la porte coté Rance jusque au premier duc d’Alble(50m env)
    5°Il serait important de revoir les mouillages d’attente.J’ai réflechis aux solutions.(En temps que retraité EdF j’ai travaillé sur le barrage,ensuite j’ai dirigé en temps que responsable nautique du Comité d’entreprise CCAS la base nautique de la Richardais.
    En conclusion pour aujourd’hui la seule solution douce et ^protectrice de l’avenir C’est le franchissement par le Pont Chateaubriand A bientôt D.C

    Commentaire par COURANT Daiel — 11 décembre 2008 @ 20:57

  5. Prise de position sur le projet de Viaduc sur la Rance

    On peut constater que la question du franchissement de la Rance au niveau du barrage constitue un projet ancien et maintes fois débattu et réfléchi par de multiples instances publiques ou privées.
    Il nous semble, cependant, nécessaire de bien poser les questions, en amont, plutôt que des se lancer des invectives qui sont complètement stériles :

    Quelle ne fut pas notre surprise récente de découvrir l’annonce du Conseil Général de construire un viaduc de franchissement au coût impressionnant de 200 M€. Surtout quand cette annonce se fait sans réel débat, avant, au sein de l’assemblée et sans véritable concertation publique entre les principaux acteurs concernés et avec la population qui reste la première concernée. Il faut préciser qu’un investissement de 200M€ constituerait pour le Département de l’Ille et Vilaine, plus de trois années d’investissement dans le domaine routier. Qu’en penseraient nos concitoyens et élus de l’axe Rennes-Angers ou de l’axe Rennes-Redon qui attendent depuis dés années la mise en 2×2 voies ?

    Par ailleurs, il n’est pas du tout garanti qu’il faille compter sur les cofinancements de l’Etat espérés. L’Etat doit déjà investir sur les autres projets routiers bretons déjà engagés et les infrastructures routières ne constituent plus forcément une priorité suite au « Grenelle de l’environnement » visant à privilégier, logiquement, les transports collectifs et ferroviaires plutôt que la route.

    Le problème de la difficulté d’accès rive droite-rive gauche de la Rance se pose essentiellement en périodes de « pointe » (grands weekend end et l’été) et concerne également, toute l’année, les automobilistes locaux qui franchissent la Rance, parfois, plusieurs fois par jour.

    Or, nous devons constater qu’il s’agit d’un projet important en terme d’infrastructure et en terme financier mais qui doit permettre d’avoir un débat et de se poser les bonnes questions avant de se réjouir et surtout de se lancer dans de tels montants d’investissement annoncés :

    Qui va payer ?

    Les usagers ? Dans ce cas, il faudra que les décideurs expliquent à leurs concitoyens qu’ils devront payer un péage quotidien ou un abonnement surtout en ces périodes de renchérissement des coûts de déplacements. Et quels usagers locaux seraient considérés comme abonnées (résidents permanents ? résidents secondaires ? contribuables locaux ? contribuables départementaux)

    Le contribuable ? Il est difficile pour le Département de se lancer dans de grands investissements nécessitant des emprunts alors qu’en même temps il dénonce, souvent à raison, les transferts de charges mal financées de la part de l’Etat (RMI, RSA, APA…) et obligeant à augmenter la pression fiscale sur les habitants de l’Ille et Vilaine.

    Le privé ? il est aujourd’hui bien difficile de dire comment le privé pourra trouver un retour sur investissement sur un tel projet aussi coûteux car le péage et les abonnements seront forcément modestes par rapport au service apporté. Il n’est pas aisé de comparer ce viaduc avec ce qui s’est fait à Millau ou à l’Ille et Ré car il s’agissait de grands ouvrages d’une toute autre importance pour lesquels il était difficile de faire autrement.

    Sans parler des questions techniques que cela engendrerait puisqu’un viaduc avec péage nécessiterait des aménagements en amont et en aval car cela créerait automatiquement un effet de « goulot d’étranglement » et des ralentissements. Ce serait dommage d’investir tant d’argent pour que les bouchons se déplacent au niveau de l’aquarium ou de la Richardais. Qui paierait ? Les communes concernées ?

    Enfin, ne peut on pas envisager sérieusement la question toute simple et pragmatique de la déviation d’une partie significative du trafic des automobilistes qui se dirigent vers Rennes (Saint Jouan des Guérets, Châteauneuf et au-delà), en les dirigeant de façon quasi obligatoire (signalétique forte, directive et incitative) pour les faire passer par le pont Châteaubriant ? La nouvelle déviation de Pleurtuit permet d’écouler le trafic directement jusqu’à Pleslin-Trigavou. Il faudrait effectivement élargir le tapis de ce pont mais à un bien moindre coût et partagé entre le département de l’Ille et Vilaine et celui des Côtes d’Armor. Et là, nous aurions une vraie opportunité en terme de sécurité et de coopération territoriale entre le Pays de Saint Malo et le Pays de Dinan (axe de liaison entre les deux territoires bien plus naturel plus que celui du barrage).

    Il nous semble hasardeux et prémédité d’annoncer quoique ce soit sur ce projet. Cela mérite de se poser les bonnes questions sérieusement et en amont. Et surtout, de lancer le débat auprès des citoyens qui ont leur mot à dire et qui ne semblent pas très enclins à payer encore davantage que ce soit en tant qu’usager ou en tant que contribuable.

    Bruno VOYER
    Saint Briac sur Mer

    Commentaire par Voyer Bruno — 16 décembre 2008 @ 14:11

  6. Un viaduc innovant muni d’éoliennes permettra le financement à l’aide des revenus tirés de la revente d’électricité propre sur le réseau.

    Si le viaduc supportait des aérogénérateurs, la configuration des bords de Rance permettrait un rendement très intéressant. En effet, le rétrécissement des bords de Rance, permet une accélération des vents selon le procédé Venturi, et donc une multiplication de la puissance disponible au niveau des hélices permettant une production d’électricité accrue.

    Cette piste de réflexion innovante, portée par ERH2-Bretagne (énergie renouvelable et hydrogène en Bretagne), demande à être étudiée par le conseil général et l’architecte.

    La solution d’un péage dans une région où les routes sont gratuites, est inacceptable.
    Une solution plus pérenne serait Un partenariat avec un distributeur d’énergie, au même titre que celui du barrage de la Rance. Une revente de l’électricité labellisée EVE (production respectueuse de l’environnement), à des tarifs intéressants permettrait un retour sur investissement inférieur à 15 ans.

    Bruno Mansuy
    Pleurtuit

    Commentaire par Bruno Mansuy — 27 décembre 2008 @ 11:17

  7. Nos anciens avaient construit des moulins à vent … un peu partout le long de la côte mais, outre qu’ils présentaient une esthétique plus gracieuse que nos modernes éoliennes, ils avaient une double utilité : moudre le grain et servir de logement … sans compter qu’il n’y avait pas d’électricité !
    Il n’est déjà pas évident qu’un viaduc, à cet endroit où effectivement les vents s’engouffrent parfois avec violence, puisse, sans une technologie très poussée et probablement onéreuse, vaincre les forces de la nature. L’installation de structures de prise au vent supplémentaires, si tant est qu’elle soit réalisable, fragiliserait encore plus l’ouvrage principal.
    Enfin si, à chaque fois qu’on construit un pont, on demande aux riverains des 2 bords d’en assurer le financement au travers d’un péage, demandons aux dits riverains leur avis … avant de lancer le projet et non après.

    Commentaire par Claude — 27 décembre 2008 @ 23:14

  8. Après avoir lu quelques articles consernant la perturbation de la circulation routière suite à l’ouverture du pont pour les bateaux.je me permets de vous donner mon avis.
    Le premier problème est que le pont levis aurait du être construit sur une extremité de l’écluse et non au milieux,de ce fait le pont ne bloquerait la circulation routière que deux ou trois minutes,le temps qi’il faut aux bateaux pour entrer ou sortir du sas suivant les marées.En été, j’imagine qu’il y a beaucoup de bateaux,que le sas est plein et que le pont doit rester ouvert tout le temps de l’éclusage des bateaux,ce qui occasionne une longue file de voitures.Je suis étranger, mais l’idée de construire un viaduc à cet endroit n’est pas la meilleure.Je vais simplement vous donner mon avis,pour ne pas détruire le paysage, allonger l’écluse vers l’aval ou vers l’amont,à étudier ? il reste une autre alternative que nous employons en Belgique et aux Pays-Bas, construire un tunnel sous le fleuve,onéreux, mais INVISIBLE.

    Commentaire par LETOT Amand — 21 mai 2009 @ 16:36

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